Fitch Ratings doit rendre publique sa nouvelle évaluation de la dette souveraine française, dans un contexte où l’agence avait déjà abaissé la note du pays en septembre 2025 avant de la confirmer en mars 2026. Selon des économistes interrogés par Euronews, un maintien du statu quo apparaît comme le scénario le plus probable, malgré des perspectives économiques et budgétaires jugées fragiles.
Pourquoi Fitch pourrait-elle ne pas modifier la note de la France ?
Plusieurs analystes estiment que l’agence new-yorkaise privilégiera la prudence à court terme, préférant observer l’évolution du paysage politique français avant de trancher. L’échéance présidentielle à venir constitue, selon ces experts, un facteur clé qui incite les agences de notation à temporiser plutôt qu’à durcir immédiatement leur jugement sur la trajectoire des finances publiques.
« Le statu quo semble être le scénario le plus probable », résume un économiste consulté par Euronews.
Un contexte budgétaire toujours sous surveillance
Depuis l’abaissement de septembre 2025, la France reste sous observation étroite des agences de notation, qui scrutent notamment l’évolution du déficit public et la capacité du gouvernement à mettre en œuvre des réformes structurelles. La confirmation de la note en mars 2026, sans dégradation supplémentaire, avait déjà été interprétée comme un signal de stabilisation relative, bien que les perspectives demeurent qualifiées de dégradées par l’agence.
Quelles conséquences pour les marchés et l’État français ?
Une décision de statu quo permettrait à la France de continuer à emprunter sur les marchés financiers sans subir de choc immédiat lié à un nouvel abaissement de note, qui aurait pu renchérir le coût de la dette publique. Toutefois, les experts soulignent que cette stabilité pourrait n’être que temporaire, Fitch conservant la possibilité de revoir sa position après les échéances électorales, en fonction des orientations budgétaires qui seront alors décidées par le nouvel exécutif.
