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Emploi et travail

IA au travail : 64 % des salariés reconnaissent accomplir des tâches qu’ils ne maîtriseraient pas seuls

Selon une étude portant sur 10 000 salariés, 64 % d’entre eux déclarent utiliser l’intelligence artificielle pour réaliser des tâches qu’ils seraient incapables d’accomplir sans elle. Ce recours massif à l’IA générative complique désormais l’évaluation réelle des compétences des employés par les entreprises, notamment lors des décisions de promotion.

Pourquoi l’IA rend-elle l’évaluation des compétences plus difficile ?

L’IA masque l’écart entre les compétences affichées et les compétences réelles des salariés, car les outils génératifs produisent des résultats de qualité même lorsque l’utilisateur ne comprend pas pleinement le sujet traité. Les managers se retrouvent ainsi face à des livrables impeccables sans pouvoir juger si la personne aurait pu produire un travail similaire sans assistance technologique.

Cette confusion touche particulièrement les tâches rédactionnelles, analytiques ou créatives, où l’IA générative peut combler des lacunes techniques ou linguistiques. Les entreprises peinent alors à distinguer une véritable montée en compétence d’un simple usage habile des outils numériques.

Quel impact sur les décisions de promotion ?

Les résultats de l’enquête suggèrent que ce flou complique sérieusement les processus de promotion interne. Des responsables des ressources humaines s’interrogent sur la pertinence des critères d’évaluation traditionnels, désormais insuffisants pour mesurer l’autonomie réelle d’un collaborateur.

« Il devient difficile de savoir si un salarié progresse réellement ou s’il maîtrise simplement mieux les outils d’IA », résume l’étude.

Les entreprises doivent-elles revoir leurs méthodes d’évaluation ?

De nombreux experts en ressources humaines estiment que oui, considérant que les grilles d’évaluation actuelles ne sont plus adaptées à l’ère de l’IA générative. Certaines organisations envisagent déjà d’intégrer des tests de compétences sans assistance technologique ou de repenser les entretiens de performance pour mieux distinguer l’apport humain de celui de la machine.

Cette transformation invite également les salariés à clarifier leur propre usage de l’IA, afin d’éviter tout malentendu sur leur niveau de compétence réel face à leur hiérarchie.

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