L’Italie a soumis une proposition visant à rendre gratuits, pour les petits commerçants, les paiements en euro numérique inférieurs à 10 euros. Cette initiative, qui bénéficie du soutien de plusieurs banques centrales, s’inscrit dans les discussions préparatoires au futur lancement de la monnaie numérique de banque centrale de la zone euro.
Que propose exactement l’Italie ?
La proposition italienne consiste à exonérer de frais de traitement les transactions numériques de petit montant, en particulier celles effectuées par les commerces de proximité. L’objectif affiché est d’éviter que les coûts liés à l’utilisation de l’euro numérique ne pèsent sur les acteurs économiques les plus modestes, souvent déjà confrontés à des marges réduites sur les paiements électroniques classiques.
Selon les informations rapportées, cette mesure aurait déjà recueilli un accueil favorable auprès de certaines banques centrales impliquées dans le projet d’euro numérique, ce qui pourrait faciliter son intégration dans le cadre réglementaire final avant le déploiement de la monnaie digitale.
Pourquoi cette question des frais est-elle centrale pour l’euro numérique ?
La structure tarifaire de l’euro numérique est l’un des points les plus sensibles du projet, car elle conditionne son adoption par les commerçants et les consommateurs. Si les frais appliqués aux petites transactions s’avéraient trop élevés, cela pourrait décourager les petits commerces d’accepter ce nouveau moyen de paiement, freinant ainsi sa diffusion à grande échelle.
Il faut garantir que les petits commerçants ne soient pas pénalisés par de nouveaux coûts liés à l’euro numérique, selon des responsables italiens
Quelles suites pour ce dossier ?
La proposition italienne doit encore être discutée et validée dans le cadre des négociations en cours sur la gouvernance de l’euro numérique, dont le calendrier de lancement reste soumis à l’approbation des institutions européennes. Ces discussions concernent notamment le rôle des banques centrales nationales, les modalités de plafonnement des frais et l’équilibre entre protection des petits acteurs économiques et viabilité financière du système pour les prestataires de services de paiement.
