La cinéaste britannique Sharon Walia, basée dans les Midlands, sort un documentaire intitulé « The Route to Cappyness », consacré au capybara, ce rongeur d’Amérique du Sud devenu star des réseaux sociaux. Le film parcourt plusieurs pays, d’un café à thème au Japon jusqu’à l’histoire d’un capybara échappé au Royaume-Uni, pour explorer l’engouement international suscité par cet animal.
Qui est à l’origine de ce film sur les capybaras ?
Sharon Walia n’en est pas à son premier documentaire animalier atypique : elle avait déjà réalisé « The Keepers of the Pigs », présenté par sa société de production comme le tout premier documentaire consacré aux cochons d’Inde. Avec « The Route to Cappyness », elle s’intéresse logiquement aux capybaras, cousins semi-aquatiques et géants des cochons d’Inde, originaires d’Amérique latine mais devenus, ces dernières années, l’un des animaux les plus partagés sur internet sous forme de mèmes et de courtes vidéos.
Le film se veut une célébration de la douceur naturelle et de la sociabilité de l’espèce, selon la critique.
Pourquoi le capybara est-il devenu un phénomène viral ?
Le documentaire met en avant le tempérament placide du capybara, sa capacité à cohabiter pacifiquement avec d’autres espèces animales dans son habitat naturel, ainsi que son charme photogénique très prisé sur les plateformes numériques. Cette popularité a également touché le cinéma grand public : le film évoque la présence d’un capybara dans « Flow », long-métrage d’animation letton récompensé aux Oscars, cité comme un exemple supplémentaire de cette « promotion » spontanée de l’espèce.
Quel impact économique pour les attractions animalières ?
Selon le documentaire, cette popularité mondiale a des retombées concrètes : plusieurs attractions touristiques et animaleries à travers le monde, dont un café thématique au Japon, auraient vu leur fréquentation et leurs revenus augmenter grâce à l’attrait du public pour les capybaras. Le film reste toutefois centré sur cette dimension bienveillante et « pro-capybara », sans grande distance critique, selon les observations de la critique du Guardian.

