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Economie

Taux d’intérêt au Royaume-Uni : le conflit au Moyen-Orient seul frein à une baisse

Taux d’intérêt au Royaume-Uni : le conflit au Moyen-Orient seul frein à une baisse

La Banque d’Angleterre a décidé de laisser son taux directeur inchangé à 3,75%, une décision motivée principalement par les craintes inflationnistes liées au conflit au Moyen-Orient. Selon des responsables de l’institution, en dehors de cette tension géopolitique, les perspectives d’inflation au Royaume-Uni seraient jugées globalement favorables à un assouplissement monétaire.

Pourquoi la Banque d’Angleterre refuse-t-elle de baisser ses taux maintenant ?

La réponse tient en un mot : le pétrole. Les responsables monétaires britanniques estiment que sans l’escalade militaire au Moyen-Orient, notamment depuis les frappes américaines ordonnées par Donald Trump contre l’Iran, l’inflation suivrait une trajectoire descendante permettant d’envisager sereinement une détente des taux. Or la persistance du conflit fait craindre une hausse durable des cours du brut, un facteur qui pourrait relancer les pressions sur les prix bien au-delà des estimations initiales formulées au début des hostilités.

Les économistes de la Banque redoutent que cette flambée pétrolière ne se propage à l’ensemble de l’économie britannique, renchérissant les coûts de transport, de production et d’énergie pour les ménages comme pour les entreprises. Ce risque isolé suffit, selon eux, à justifier une posture prudente malgré des signaux par ailleurs rassurants sur le front des prix intérieurs.

Quel est l’impact sur les perspectives économiques du pays ?

Le maintien du taux à 3,75% signifie que les emprunteurs britanniques, qu’il s’agisse des ménages ou des entreprises, continueront de supporter des coûts de crédit élevés, du moins tant que la situation au Moyen-Orient ne se stabilise pas. Cette prudence contraste avec un contexte où, hors facteur géopolitique, les données domestiques semblaient ouvrir la voie à un assouplissement monétaire plus rapide.

La guerre fait toute la différence entre une trajectoire d’inflation apaisée et un retour à la hausse des prix, estiment des responsables de la Banque.

Que surveille désormais la Banque centrale ?

Les prochains mois seront scrutés de près, en particulier l’évolution des prix de l’énergie sur les marchés internationaux. Si le conflit venait à s’apaiser ou si son impact sur les cours du pétrole restait contenu, la Banque d’Angleterre pourrait rapidement revoir sa position et engager la baisse des taux qu’elle envisageait avant l’aggravation de la crise. À l’inverse, une escalade prolongée obligerait l’institution à maintenir sa ligne restrictive plus longtemps que prévu.

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