La Fabian Society et la Joseph Rowntree Foundation exhortent Andy Burnham à s’attaquer aux entreprises de la gig economy en poursuivant celles qui recourent au « faux indépendant » pour contourner le droit du travail. Selon ces deux organisations, environ 4 millions de travailleurs britanniques seraient ainsi privés de droits comme les congés payés, l’indemnité de licenciement ou la protection contre le licenciement abusif.
Quels droits les travailleurs de la gig economy perdent-ils ?
En étant classés comme indépendants plutôt que salariés ou « workers », des millions de personnes n’ont pas accès aux congés maladie rémunérés, au congé parental, à l’indemnité de licenciement ni à la protection contre le licenciement abusif. Les deux think tanks affirment que cette classification, bien que souvent contestée devant les tribunaux, reste largement répandue dans des secteurs comme la livraison, le transport ou les services à la demande, laissant des millions de travailleurs sans filet de sécurité minimal.
Des millions de travailleurs sont maintenus dans une zone grise juridique qui profite avant tout aux entreprises, selon les campagnes citées.
Pourquoi Andy Burnham est-il visé par cet appel ?
Alors que le premier ministre affine son programme social et économique, la Fabian Society et la Joseph Rowntree Foundation voient dans ce moment une occasion de renforcer l’application du droit du travail existant. Elles estiment que des poursuites ciblées contre les entreprises pratiquant le « faux indépendant » enverraient un signal fort et permettraient de récupérer des droits déjà censés être garantis par la loi, sans attendre une réforme législative plus large.
Quelles conséquences pour les entreprises de plateformes ?
Une répression accrue exposerait les sociétés de gig economy à des poursuites judiciaires et à une pression accrue pour requalifier leurs collaborateurs en salariés ou en « workers » à part entière. Les organisations à l’origine de cet appel espèrent que cette action incitera les entreprises à revoir leurs modèles économiques afin de garantir un socle minimal de protections sociales à leurs travailleurs, plutôt que de continuer à s’appuyer sur des statuts précaires pour réduire leurs coûts.

