Depuis février 2025, date à laquelle l’administration Trump a imposé de nouveaux tarifs douaniers visant le Canada, une partie croissante des consommateurs canadiens a entrepris de boycotter les produits fabriqués aux États-Unis, préférant systématiquement les alternatives canadiennes, même à des coûts plus élevés. Ce mouvement touche l’alimentation, la technologie, l’alcool et les voyages aériens.
Pourquoi les Canadiens boycottent-ils les produits américains ?
Ce mouvement de boycott a débuté en réaction directe aux mesures tarifaires imposées par Donald Trump au début de l’année 2025, perçues par de nombreux Canadiens comme une agression économique envers leur pays. William McDonald, mécanicien diesel de 38 ans installé à Thunder Bay, en Ontario, explique avoir commencé à éviter systématiquement les produits américains dès l’annonce des tarifs, quitte à voir ses dépenses hebdomadaires augmenter.
« Le canadien est toujours mon premier choix, même si cela fait grimper ma facture », confie un consommateur interrogé sur ses habitudes d’achat.
Quels secteurs sont concernés par ce boycott ?
Le mouvement dépasse largement le simple rayon alimentaire des supermarchés. Des consommateurs canadiens rapportent avoir renoncé à des marques technologiques américaines, à des whiskies produits aux États-Unis, ainsi qu’à des voyages en avion vers les États-Unis, préférant des destinations canadiennes ou internationales alternatives. Cette réorientation des habitudes de consommation touche aussi bien les achats du quotidien que des dépenses plus importantes, comme les loisirs ou les déplacements.
Quel impact ce mouvement a-t-il sur le mode de vie des Canadiens ?
Pour beaucoup, ce boycott implique une réorganisation complète de leur façon de consommer. Les personnes interrogées décrivent un effort conscient et continu pour identifier l’origine des produits avant chaque achat, allant jusqu’à accepter des prix plus élevés ou un choix plus restreint afin d’éviter tout bien ou service estampillé « made in USA ». Cette démarche, initialement perçue comme temporaire, semble s’installer dans la durée pour une partie de la population canadienne, transformant les tensions commerciales en un changement de comportement de consommation à long terme.

